| Abrapa : 2 204 salariés auprès des personnes âgées | |
Retour à la liste des articles de presseEn deux ans, l'association bas-rhinoise d'aide aux personnes âgées (Abrapa) a recruté plus de 300 salariés. Preuve de son engagement accru auprès des anciens mais aussi de l'augmentation de la dépendance, point évoqué jeudi à Strasbourg lors de l'assemblée générale. L'abonnement à la téléassistance "Bip Tranquille" a connu une progression de 22%.(Photo archives DNA)
Dans 15 ans, la population bas-rhinoise des seniors de plus de 80 ans aura augmenté de 77%... En attendant, Jean Caramazana, directeur de l'Abrapa, voit une relation directe entre la canicule de 2003 et « le développement du maintien à domicile. Accompagné de l'augmentation de 9% du nombre des personnes en perte d'autonomie prises en charge par notre service de soins infirmiers à domicile en quatre ans. » La communication autour de la canicule « a réveillé la conscience politique des élus, elle a aussi fait accepter par une personne âgée l'idée que quelqu'un puisse rentrer dans son domicile pour l'aider. L'abonnement à la téléassistance "Bip Tranquille", partiellement pris en charge, a connu une progression de 22%. Tout le monde réclame l'APA [allocation prestation autonomie] d'autant plus que les caisses de retraite se sont désengagées en partie du paiement des aides ménagères. L'an dernier, le portage de repas a bénéficié à 14% de personnes supplémentaires ». Tout ceci se traduit par des embauches. L'Abrapa, qui employait 1 992 salariés fin 2002 et 2 108 fin 2003, en occupe désormais plus de 2 200. Car l'amélioration des conditions salariales et la création du diplôme d'État d'auxiliaire de vie sociale a rendu attractive la profession d'aide à domicile. Le salaire (1 200 € net après 5 ans d'ancienneté) est à portée d'un candidat n'ayant aucune qualification au départ. Plus de 7 700 heures de formation ont d'ailleurs été consenties par l'Abrapa pour mettre à niveau le personnel intervenant dans 537 communes bas-rhinoises. Maison de retraite : l'insupportable attente Parmi les nouveaux services, la montée en puissance est plus mesurée. Les interventions de la garde de nuit "Sélénée" entre 19h et 7h dans plusieurs agglomérations de la CUS sont restées stables. Dans les restaurants-clubs, l'activité a augmenté de 4% et la création en juillet dernier du service "Auto Saveurs" a permis à 48 personnes d'aller déjeuner dans trois de ces restaurants strasbourgeois en étant cherchées et ramenées à domicile : « Cela a été mis en place grâce à un partenariat avec l'association Creno, pour un coût global de 10 € par personne. Une sortie accessible une ou deux fois par semaines pour tous les budgets. » Le secteur des maisons de retraite préoccupe les dirigeants de l'Abrapa. Le président Jean-Jacques Pimmel regrettait les lenteurs de l'Etat à autoriser la création d'établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD). A Plobsheim, rien ne se concrétise. A Holtzheim, on attend toujours le geste de l'Etat, ainsi qu'à Reichshoffen où il s'agit d'accroître la capacité du petit établissement où la dépendance des résidents est très élevée. L'attente devient insupportable. Autre préoccupation : les budgets. Gelés en 2003, ils sont devenus serrés compte tenu des augmentations de prix. Exemple : en 2003, eau, électricité, gaz et couches coûtaient 77 000€ à une maison de retraite. En 2004, le budget prévisionnel imposé était de 68 000€ et la dépense réelle, de... 81 000€. D'où les difficultés de l'Abrapa pour garder des budgets en équilibre sans augmenter les tarifs. Mais l'embellie devrait venir avec la prochaine signature des conventions tripartites avec le conseil général et la Dass (Direction des affaires sanitaire et sociale). Respect et dignité Quant aux résidents, ils sont concernés par le nouveau "projet associatif" qui rappelle les missions et les orientations de l'Abrapa : « Si dans le mot "vieux" il y a le mot "vie", nous pouvons aussi y repérer le pronom personnel "eux". Ce mot nous place devant un constat, le vieux , c'est l'autre. Pourtant nous sommes toujours le vieux de quelqu'un ! » Pour Jean-Jacques Pimmel, l'important est donc de garantir « le respect et la dignité de la personne, avec la volonté de toujours faire mieux pour nos aînés ». M. B-G © Dernières Nouvelles D'alsace, Samedi 25 Juin 2005. - Tous droits de reproduction réservés |
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L'abonnement à la téléassistance "Bip Tranquille" a connu une progression de 22%.(Photo archives DNA)





