A l’occasion du 8 mars, Journée Internationale des droits des femmes, l’Abrapa a souhaité mettre à l’honneur celles qui représentent 93 % de nos effectifs et œuvrent au quotidien auprès de nos clients, patients et résidents.

Qu’elles travaillent au domicile des personnes aidées ou en établissement, sur le terrain ou au centre administratif, à un poste d’aide, de soin ou de management, dans le Bas-Rhin ou dans nos territoires, ELLES nous racontent leurs parcours et leur rapport au travail dans une série de portraits.


1. Petite fille, quel métier rêviez-vous de faire ?
Je voulais être chauffeur poids lourd pour la route, la solitude.

2. Votre parcours professionnel : ligne droite ou chemins détournés ?
Chemins très détournés. J’avais un niveau Bac+2, j’ai passé un BTS Assistante de Direction que je n’ai pas eu. Ensuite je suis partie 5 ans à la Gendarmerie où j’étais Gendarme Adjointe au Service Rapprochement et Identification Judiciaire. Puis je me suis orientée vers une association d’aide à la personne autre que l’Abrapa. Et ensuite je suis arrivée à l’Abrapa en tant qu’Assistante Technique, puis je suis passée Responsable des Services Mandataire et Transport Accompagné. En 2015 j’ai passé une VAE du BTS Sanitaire et Social SP3S. Et en 2022 j’ai été nommée Chef des Services Portage de repas, Transport Accompagné et Hygiadom.

3. Les trois mots qui résument votre métier aujourd’hui ?
Partage, équipe et solidarité.

4. Être une femme dans votre métier ça change quelque chose ou pas ?
Pour moi non, ça ne change rien malgré le fait que je manage plus d’hommes que de femmes et parfois des femmes plus âgées que moi. Je ne ressens pas de manque de légitimité mais c’est à mon sens aussi une question de manager et de management.

5. Dans votre métier, vous êtes plutôt :
a. Tenace comme Hilary Swank dans Million Dollar Baby
b. Empathique comme Amélie Poulain
c. Battante comme Lara Croft
d. Exigeante comme Miranda Priestly dans le Diable s’habille en Prada
Tenace comme Hilary Swank dans Million Dollar Baby parce que je ne lâche jamais le morceau, que j’essaye d’aller au bout de ce qu’on me demande. Je ne baisse pas les bras en vu des difficultés, j’essaye de trouver des solutions adéquates.

6. Pensez-vous avoir les mêmes perspectives d’évolution qu’un homme ?
Pour moi oui, en tout cas à l’Abrapa ça ne m’a jamais empêché d’évoluer, loin de là… Est-ce forcément pareil ailleurs, je ne sais pas.

7. Si je vous parle rapport vie pro/vie privée, vous êtes plutôt :
a. Marmots, boulot, fourneaux

b. Running, working, shopping
c. Famille sous mon toit, emploi, temps pour soi
d. Accro au boulot
Famille sous mon toit, emploi, temps pour soi.
J’arrive à concilier les 3 : je fais mon travail et j’ai du temps pour mon fils, mon mari, pour moi et pour mes amis. C’est pratique car mon mari a un job où il peut adapter ses horaires en fonction des miens. Quand je commence très tôt ou quand je fini très tard il s’occupe du petit. On a trouvé un bon équilibre depuis ma nomination. La mamie est très disponible et proche elle aide beaucoup aussi.

8. Dans votre vie professionnelle, avez-vous vécu des situations particulières liées à votre statut de femme ?
Au sein de l’Abrapa non. Mais à la Gendarmerie j’ai travaillé qu’avec des hommes et c’est la première fois qu’ils travaillaient avec une femme donc j’ai entendu quelques remarques mais ce n’était pas bien méchant.

 9. Retour dans le passé, quels conseils donneriez-vous à la jeune Céline qui débute ? Et à vos jeunes collègues ?
À la jeune Céline : d’avoir confiance en elle et de toujours s’écouter.
Aux jeunes femmes : pareil de toujours s’écouter et de foncer.

10. Journée internationale des Droits des Femmes, pour vous, nécessaire ou pas ?
Oui pour rappeler que dans certains pays ou certaines entreprises nous ne sommes pas tous égaux à tous niveaux. Il faut faire avancer les mentalités. C’est aux directions générales de faire bouger les choses et de mettre en avant les femmes.

11. Vous vous réveillez homme demain matin, quelles sont les premières choses que vous faites ?
Je vais faire pipi pour voir l’effet et je me rase.

12. En finalité, être une femme dans la vie professionnelle : atout, mauvaise pioche ou joker ?
Pour moi c’est un atout mais sur certaines fonctions cela peut-être une mauvaise pioche car dans certains métiers il y a de la discrimination (le GIGN n’acceptait pas les femmes par exemple à mon époque).