A l’occasion du 8 mars, Journée Internationale des droits des femmes, l’Abrapa a souhaité mettre à l’honneur celles qui représentent 93 % de nos effectifs et œuvrent au quotidien auprès de nos clients, patients et résidents.

Qu’elles travaillent au domicile des personnes aidées ou en établissement, sur le terrain ou au centre administratif, à un poste d’aide, de soin ou de management, dans le Bas-Rhin ou dans nos territoires, ELLES nous racontent leurs parcours et leur rapport au travail dans une série de portraits.



1. Petite fille, quel métier rêviez-vous de faire ?
Chirurgienne cardiaque parce ce que je voulais réparer les cœurs, c’est ce qui me semblait le plus important.

2. Votre parcours professionnel : ligne droite ou chemins détournés ?
Chemins détournés. Ma fibre scientifique et mes rencontres d’alors, m’ont fait changer de projet ; je me suis orientée vers une faculté de sciences-économiques/droit dans l’objectif de devenir trader.

Au fil de mon cursus, ayant pu découvrir ce milieu un peu plus de l’intérieur, j’ai réalisé peu à peu que ce milieu ne me correspondait pas, l’intérêt financier étant absolu et sans complexe au détriment de tous sens humaniste.

Pour des raisons personnelles, je dois rentrer dans la vie professionnelle plus tôt que prévu et je suis alors embauchée comme Contrôleur de gestion pour Microsoft Europe.

Puis je rencontre celui qui allait devenir mon mari, alsacien en l’occurrence, et je le rejoins alors en Alsace où je réponds à une annonce d’Adjointe du Directeur de l’Hébergement et du Patrimoine à l’Abrapa. Cette annonce m’a intrigué, c’était une association que je ne connaissais bien évidemment pas, moi qui venais de Paris, milieu professionnel (« associatif – non lucratif – …) de surcroît à l’opposé de celui que je connaissais jusque-là. J’ai découvert qu’une association pouvait gérer des maisons de retraite, de l’aide à domicile, … La gestion de projets (il s’agissait alors de créer des maisons de retraite) est ce qui m’a alors attiré. Intégrée par un manager d’expérience tant à l’Abrapa que dans le secteur, j’ai très vite compris que notre secteur porte le sens que je cherchais fondamentalement, et l’Abrapa les valeurs qui sont les miennes.

Depuis, j’ai complété mon parcours par une formation spécifique au secteur (CAFDES) et ai évolué pour arriver au poste que j’occupe aujourd’hui.

3. Les trois mots qui résument votre métier aujourd’hui ?
Passion – Vision – Management

4. Être une femme dans votre métier ça change quelque chose ou pas ?
Sur la partie « Établissements » je dirai non. Sur la partie « Patrimoine » plus, car c’est traditionnellement un milieu plutôt masculin et cela a nécessité sans doute un peu plus de temps pour que l’on vous accorde de la crédibilité, particulièrement sur les aspects techniques.

5. Dans votre métier, vous êtes plutôt :
a. Tenace comme Hilary Swank dans Million Dollar Baby
b. Empathique comme Amélie Poulain
c. Battante comme Lara Croft
d. Exigeante comme Miranda Priestly dans le Diable s’habille en Prada
« Battante comme Lara Croft » dans le sens où j’ai à cœur, à mon niveau et encore et toujours de défendre les intérêts de nos bénéficiaires et de nos collaborateurs.

6. Pensez-vous avoir les mêmes perspectives d’évolution qu’un homme ?
A priori oui et j’en suis une illustration puisque je suis aujourd’hui Directrice de Pôle et membre du Comex, le Comité exécutif de l’association.

7. Si je vous parle rapport vie pro/vie privée, vous êtes plutôt :
a. Marmots, boulot, fourneaux

b. Running, working, shopping
c. Famille sous mon toit, emploi, temps pour soi
d. Accro au boulot
Famille sous mon toit, emploi, temps pour soi avec une grosse tendance à tendre vers Accro au boulot !

8. Dans votre vie professionnelle, avez-vous vécu des situations particulières liées à votre statut de femme ?
Non.

 9. Retour dans le passé, quels conseils donneriez-vous à la jeune Patricia qui débute ? Et à vos jeunes collègues ?
De prendre le temps de découvrir de l’intérieur (stages, bénévolat, …) plusieurs domaines, d’aller expérimenter différents secteurs pour s’assurer que votre projet est en cohérence avec ce que vous êtes vraiment, même si rien n’est immuable au cours d’une vie.

10. Journée internationale des Droits des Femmes, pour vous, nécessaire ou pas ?
Bien évidemment les « Droits » devraient être reconnus et respectés chaque jour mais il persiste des marges de progrès, donc cela a du sens de les mettre en avant par ces journées internationales. Mais j’accorde encore bien plus d’importance aux Droits de l’Être Humain.

11. Vous vous réveillez homme demain matin, quelles sont les premières choses que vous faites ?
Je commence par me demander qui a eu cette idée saugrenue ! 🙂
En réalité, je n’éprouve pas le besoin de vivre cette expérience, je suis une femme et d’une certaine façon, c’est un privilège : quoi de plus fort que de donner la vie … ?

12. En finalité, être une femme dans la vie professionnelle : atout, mauvaise pioche ou joker ?
Ni l’un, ni l’autre pour moi être une femme est plutôt un élément neutre dans la vie professionnelle.