Si Brigitte, Assistante de vie aux familles à l’antenne de Brumath, cherchait encore une raison pour exercer son métier, la crise du COVID-19 l’a lui a donné : « Nous, les aides à domicile, sommes indispensables ! »

Brigitte salue la rapidité de réaction de l’Abrapa pour faire face à la crise sanitaire. Dès les premiers signes du COVID-19, l’antenne a organisé une formation sur les gestes, les protocoles, les équipements, les mesures à prendre et à respecter pour se protéger et protéger les autres. L’infirmière qui a animé cette formation a su transmettre à Brigitte et une de ses collègues, Geneviève, non seulement les informations « techniques » mais aussi et surtout la confiance en soi nécessaire pour rassurer l’autre.

De manière générale et en particulier durant la crise sanitaire, l’antenne de Brumath privilégie les échanges et le partage entre ses salariés. Ses Responsables ont donc sollicité Brigitte et Geneviève, qui exerçaient déjà le rôle de marraine pour les nouvelles embauchées avant la crise, pour former les autres salariés de l’antenne. Ces groupes de travail ont aussi permis aux aides à domicile d’exprimer leurs peurs et inquiétudes. Selon Brigitte, cette opportunité de s’exprimer a été salutaire dans la gestion de la crise.

D’ailleurs, elle souligne la présence et le soutien indéfectible de l’ensemble du personnel administratif de l’antenne auprès du personnel d’intervention.

Forte de ce soutien et de la confiance acquise durant la formation, Brigitte s’est surprise à s’occuper de ses bénéficiaires… comme si le virus n’existait pas. Non pas qu’elle en oubliait de prendre les précautions indispensables, mais elle agissait dans ses relations aux autres… comme d’habitude. Et ce « comme d’habitude » a ôté bien des angoisses à nos bénéficiaires.

Brigitte est fière d’avoir représenté le métier à l’occasion du reportage réalisé par TF1. Au-delà de cette fierté, elle retient de cette crise sanitaire une infinie solidarité entre tous les collègues de l’antenne, ceux du bureau et ceux sur le terrain.

Ce qui l’émeut le plus, ce sont les regards échangés, furtivement, sous le porche d’entrée de l’antenne, sans dire un mot… des regards qui en disaient longs et qui souderont la petite équipe de Brumath pour longtemps.


“Il n’est pas nécessaire de parler quand on a un regard qui en dit long.”
De Henri Le Saux / Gnânânanda : un maître spirituel au pays tamoul